Charlie Chaplin : le petit homme, géant du 7ème art

Article publié le 08/12/2017

Saluons la mémoire de cette icône du cinéma, disparue il y a 40 ans en laissant derrière elle une œuvre intemporelle incarnée par son personnage mythique, Charlot le vagabond. Voir et revoir ses films, voilà le plus bel hommage à rendre à ce génie du grand écran.

 

L’enfance de l’art

Né de parents artistes de music-hall, il connaît une enfance difficile entre une mère maladive et un père absent. Pendant les séjours de sa mère en hôpital psychiatrique, il est placé avec son frère aîné Sidney en institut pour enfants indigents. A l’âge de 10 ans, il intègre une troupe d’enfants comédiens danseurs de claquettes. Recruté par l’imprésario de spectacles de cabaret Fred Karno, il arrive aux Etats-Unis pour une tournée en 1912. Il est vite remarqué par le producteur hollywoodien Mack Sennet qui lui donne son premier rôle au cinéma.

Deux années plus tard, il invente le personnage de Charlot, l’éternel vagabond au grand cœur, qui deviendra le héros mondialement connu de plus de 70 courts métrages réalisés par Henry Lehrman, Mack Sennet, Mabel Normand ou lui-même.

Célèbre dans le monde entier dès 1916, millionnaire à 28 ans, Charlie Chaplin se libère des studios hollywoodiens et crée sa propre société de production puis, pour plus d’indépendance, il devient le co-fondateur de la United Artists Corporation avec Mary Pickford, Douglas Fairbanks et D. W. Griffith.

 

L’âge d’or

Le personnage de Charlot, avec son costume étriqué, ses chaussures trop larges et sa canne, devient plus complexe et mélodramatique. Son enfance misérable dans les faubourgs de Londres imprègne les premiers films de Chaplin, depuis Le kid, son film le plus personnel jusqu’aux Lumières de la ville, sans oublier La ruée vers l’or ou Le cirque.

 

En prise avec son temps

Après un voyage en Europe en 1931 pour la promotion des Lumières de la ville, ses films prennent une dimension politique : Les temps modernes, une description virulente du travail à la chaîne, Le dictateur, pamphlet anti-hitlérien visionnaire, tourné à partir de septembre 1939, mais visible en Europe seulement en 1945.

Malgré le climat paranoïaque de l’après-guerre, menacé par le maccarthysme, Charlie Chaplin réalise aux Etats-Unis Monsieur Verdoux, scénarisé par Orson Welles d’après le thème de Landru, puis Les feux de la rampe, triste fin d’un clown à Londres, reflet de son cauchemar récurrent de ne plus faire rire.

 

Les derniers feux

Alors qu’il traverse l’Atlantique pour la présentation de ce dernier film à Londres, accusé de sympathie envers le régime communiste, les autorités américaines annulent son visa de retour. Il s’installe définitivement en Suisse en 1953 et tourne en Grande-Bretagne une satire du maccarthysme, Un roi à New-York.

Il retournera aux Etats-Unis en 1972, après vingt ans d’absence, pour recevoir tardivement un Oscar spécial pour l’ensemble de son œuvre, Oscar pour lequel sera enregistrée la plus longue ovation de tous les temps.

Le manoir de Ban à Corsier-sur-Vevey, sa résidence familiale en Suisse, devient musée, le Chaplin’s world, en 2016.

 

Son petit-fils James Thierrée, conscient de cet héritage artistique, consacre sa vie à créer, à explorer toutes les formes d'art, comme le fit sans relâche son illustre grand-père. Parcourant le monde avec sa Compagnie du Hanneton il traduit en poésie et beauté les richesses de l âme humaine.

 

 

Visuel : Film Le kid de Charlie Chaplin - Loiretek

Charlie Chaplin - Collection Volume 1

De Henry Lehrman

1h23min40

Le KidThe Kid

De Charles Chaplin

50min38

Les lumières de la villeCity lights

De Charles Chaplin

1h23min00

La Ruée vers l'or (VF)The Gold Rush

De Charles Chaplin

1h09min05

Le CirqueThe Circus

De Charles Chaplin

1h08min36

Le Dictateur (VF)The Great Dictator

De Charles Chaplin

2h00min07

Monsieur Verdoux

De Charles Chaplin

1h58min59

Les feux de la rampeLimelight

De Charles Chaplin

2h11min14

Un Roi à New-YorkA King in New-York

De Charles Chaplin

1h40min25

C’est encore la Fête du cinéma d’animation sur la Loiretek !

Article publié le 09/11/2017

Prolongez la Fête du cinéma d’animation d’octobre en découvrant un festival de courts métrages issus des meilleures écoles d’animation de France et d’ailleurs, sélectionnés pour vous.
 

Humour, adaptations de contes, sujets de société, découverte d’autres cultures, tous les thèmes sont abordés dans le cinéma d’animation, cinéma de l’invention.

 

Histoires naturelles

 

  • Tant de forêts de Burcu Sankur, ou comment sensibiliser petits et grands à la disparition des forêts en images 3D.
  • One, two, tree produit par Folimage, célèbre studio d’animation de Valence, vous transporte dans les pas d’un arbre chaussé de bottes en de joyeuses aventures.
  • L’Ecole Emile Cohl, du nom de l’inventeur du cinéma d’animation, produit ce court métrage empreint de poésie, Nanuuq, pour dénoncer le sort des ours polaires victimes du réchauffement climatique.

 

Pour rire ou sourire

 

  • Logorama est produit entièrement à partir de logos commerciaux pour imaginer une course poursuite entre policiers et gangster. Les reconnaitrez-vous ? Un film étonnant sur la société de consommation, couvert de récompenses.
  • Comme Pia, le personnage de A single life, revisiterez-vous toute votre vie le temps de l’écoute d’un disque 45 tours ? Attention, humour noir !
  • La série belge Moustique de Noémie Marsily se penche sur le sort, drôle et ô combien tragique, de cet être insignifiant et pourtant parasite.

 

Récits venus d’Afrique

 

  • Dans un graphisme épuré et élégant, Hungu, du nom d’un instrument de musique ancestral qui accompagne un enfant dans le souvenir de sa mère, illustre la dureté de la vie en Afrique.
  • A voir en famille, N’Djekoh propose un conte en couleurs pastel où Mariam, jeune tchadienne, remonte le temps après avoir ramassé une pièce de monnaie. Une histoire universelle sur le sentiment de la perte.

 

Contes merveilleux et fantastiques

 

  • L’ogre, figure récurrente du conte fantastique, n’est pas celui que l’on croit dans le court métrage La Saint-Festin, grande fête des ogres le 40 novembre.
  • Dans le style baroque de Jérôme Bosch, le collectif sud-africain The Blackheart Gang a réalisé The tale of how, une animation raffinée contant l’histoire d’Otto la pieuvre qui, malade d’amour, se met à dévorer des oiseaux-piranhas, les dodos.

 

Pour aller plus loin dans le monde de l’animation, n’hésitez pas à consulter le site de l’AFCA, l’association française du cinéma d’animation, qui recense toute l’actualité du cinéma d’animation en France et dans le monde.

 

Visuel : Film One, two, tree de Yulia Aronova – Loiretek

Dans les pas de chercheurs

Article publié le 04/10/2017

En ce mois d’octobre, comme chaque année, la science est à l’honneur du 7 au 15 octobre 2017. Découvrez en images les « îles aux trésors » de chercheurs passionnés, partout à travers le monde.

 

De l’infiniment petit à l’infiniment grand, les sciences s’enrichissent au fil du temps de nouvelles connaissances grâce à des découvreurs chevronnés qu’on appelait autrefois « les savants ». Suivons quelques-uns de ces arpenteurs obstinés des territoires immenses que sont les sciences.

 

Pénétrez dans l’univers des neurosciences et découvrez les capacités extraordinaires du cerveau
  • Les chemins de la lecture dévoile la mécanique neuronale mise en œuvre dans cet exercice primordial.
  • Les chercheurs de l’université de Montréal ont observé l’état psychique d’individus en méditation, comme les carmélites ou les moines bouddhistes, et restituent leurs découvertes dans Le cerveau mystique.
  • La réalisatrice Eva Zornio cherche à rapprocher le cinéma et les neurosciences pour représenterLe système miroir, nom donné au mécanisme de l’empathie.

 

La science au service de la santé humaine

Signe de sa bonne santé, l’espérance de vie de l’être humain s’accroit grâce aux découvertes scientifiques.

  • Auprès de populations vivant dans des vallées reculées d’Amazonie, les scientifiques cherchent à percer les Secrets de longévité.
  • Le dur désir de durer fait le point sur les connaissances en biologie dans le domaine du vieillissement.

 

Les sciences pour préserver l’environnement
  • Au Bangladesh, une équipe de chercheurs contribue à éliminer l’arsenic contenue dans l’eau potable, L’eau du diable, responsable de la contamination de 49 millions de personnes.
  • Dans le film Marée haute sur la France, des scientifiques alertent les populations sur la montée du niveau de la mer (1 mètre en 2100) due au réchauffement climatique, qui transformera considérablement le littoral français.

 

La physique vous passionne ?
  • La théorie du chaos révèle tous ses secrets dans Et si Dieu jouait aux dés ?, suivant la formule d’Albert Einstein pour expliquer le hasard dans la nature.
  • Parfois science et conscience s’affrontent : le physicien prix Nobel de la paix Joseph Rotblat, à l’origine du projet de la bombe atomique mais ardent adversaire de la prolifération nucléaire, en est un illustre exemple dans le film biographique Un rêve étrange.
  • L’univers infini des étoiles a toujours fasciné l’homme. Pour l’explorer, il a construit des outils de plus en plus perfectionnés, tel l’observatoire Gemini muni de deux télescopes géants de huit mètres de diamètre, l’un basé à Hawaï, l’autre au Chili. Découvrez le quotidien de ces astronomes privilégiés dans le film De la matière grise à la poussière d’étoiles.

 

N’oubliez pas, du 7 au 15 octobre 2017, près de chez vous des chercheurs vous attendent sur le terrain ou dans leur laboratoire pour fêter la science.

 

 

Visuel : Film Le système miroir d’Eva Zornio – Loiretek

Une rentrée en musique et en chansons

Article publié le 01/09/2017

2017 célèbre les 50 ans des Demoiselles de Rochefort, comédie musicale franco-américaine de Jacques Demy sortie au printemps1967 et qui a marqué des générations de cinéastes. Revisitons un genre qui continue de se réinventer partout dans le monde et, qui sait, vous donnera envie de fredonner ou d’esquisser quelques pas de danse…

 

Si la comédie musicale mêlant musique, chansons et danses, a connu son âge d’or dès la naissance du cinéma parlant, elle n’a cessé d’inspirer toutes les générations de cinéastes.

 

  • Ainsi Woody Allen dans Tout le monde dit I love you, évoque en numéros musicaux ses obsessions existentielles, à l’occasion des retrouvailles annuelles d’une famille pittoresque.

 

  • En 2016, Damien Chazelle, grand admirateur de Jacques Demy, a rendu un brillant hommage à la comédie musicale en réalisant La la land, couvert de récompenses par l’Académie des Oscars de la City of stars dont la chanson du même nom restera gravée dans les mémoires.

 

  • L’Inde est une terre de création très féconde pour le film musical, genre prépondérant du cinéma bollywoodien. Son thème de prédilection : le mariage, qui donne à voir des scènes aux décors et aux costumes somptueux. Laissez-vous envoûter par le film de Sanjay Leela Bhansali, Ram-leela, librement adapté de Roméo et Juliette.

 

  • Entre road-trip et comédie musicale, la jeune réalisatrice franco-sénégalaise Dyana Gaye livre une fantaisie africaine où les voyageurs d’Un transport en commun se racontent en chansons, dans la pure tradition orale ancestrale.

 

  • En France, les luttes sociales d’une ouvrière dans une usine de chaussures inspirent la comédie musicale Sur quel pied danser de Paul Calori, dans les pas de la figure tutélaire du genre, Jacques Demy.

 

Vous avez chanté tout l’été ? Eh bien dansez maintenant !

 

Et si vous voulez voir ou revoir le film mythique de Jacques Demy sur grand écran, rendez-vous au Grand Rex à Paris le 30 septembre et 1er octobre prochain. La projection est précédée d’un concert La suite orchestrale des Demoiselles, dirigé par Michel Legrand en personne.

 

 

Visuel : Film Un transport en commun de Dyana Gaye - Loiretek

Attention au départ…du train au cinéma

Article publié le 07/07/2017

Les frères Lumière, Buster Keaton, Alfred Hitchcock ont rendu hommage à cet objet cinématographique contemporain du septième art, et créateur d’imaginaire.
 

Matière riche et fantastique pour nouer des intrigues multiformes, le voyage ferroviaire est un puissant sujet de cinéma, tout à la fois moyen d’évasion et lieu de rencontres heureuses ou inquiétantes. Le train lui-même, par sa trajectoire rectiligne, est la figure métaphorique de la marche inéluctable du destin des personnages.

Animation ou film long métrage, chacun, petit ou grand, choisira son voyage en images.

 

  • Est-ce un train, cette machine sur rails qui crache de la fumée capable de provoquer un orage ? Pour le mécanicien de cette Nimbus Machina, la tâche sera rude pour la remettre en marche !
  • Isolée dans un train de nuit, Madame Tutli Putli, chargée de tous ses biens, doit faire face à une réalité (ou fantasme ?) inquiétante…
  • Il arrive que le train sorte de ses rails et c’est la catastrophe ! Les passagers du Train en folie, riches ou non, connaîtront-ils un sort semblable ?
  • Dans un voyage en train vers Moscou, Marta, héroïne d’ A l’est de moi, réalise à travers ses rencontres que le monde qu’elle a quitté des années auparavant ne sera plus jamais le sien.
  • C’est l’été. Dans une gare polonaise, Stephek, 10 ans, regarde passer les trains. Retrouvera-t-il, parmi les passagers, son père disparu depuis si longtemps ? Un conte d’été polonais, un film tout en douceur, grave et poétique.
  • Premier film de Vittorio De Sica à Hollywood, Station Terminus met en scène sur les quais d’une gare les derniers moments d’un couple à la croisée des chemins. Truman Capote a signé les dialogues et les costumes sont de Christian Dior.

 

Bon voyage à tous en cette année anniversaire de la création de la SNCF en 1937 !

 

Visuel : film Un conte d’été polonais d’Andrzej Jakimowski - Loiretek

Rêves de jardins, jardins de cinéastes

Article publié le 02/06/2017

Théâtre des premiers films des frères Lumière, le jardin est le trait d’union d’univers emblématiques sans cesse réinventés par les cinéastes.

 

Lieu d’agrément ou de ressources, d’une nature maîtrisée par la main de l’homme, lieu clos à l’abri du monde, cet espace est le cadre d’histoires humaines à la forte portée symbolique et ouvre sur l’imaginaire des réalisateurs et de leurs personnages.

Le jardin, havre de paix
  • Un garçon seul dans un jardin, attentif aux cris venant de la maison toute proche, attend… La peur, petit chasseur est Grand Prix du court métrage à Clermont Ferrand.
  • Dans Le jardin des Finzi Contini, les enfants de cette famille aristocratique de Ferrare aiment accueillir leurs amis d’origine juive, que le régime fasciste naissant prive de l’accès aux clubs sportifs de la ville. Dans cet immense jardin, paradis fragile à l’écart de la tragédie qui se prépare, Vittorio De Sica réussit une chronique familiale à la mélancolie envoûtante, récompensée aux Oscars.
Quand le jardin crée des liens
  • Pour Les jardiniers de la rue des martyrs, des retraités français ou algériens, partager les pratiques de la culture potagère permet d’effacer ou tout le moins de tenir éloignés les différences culturelles et sociales et les douloureux souvenirs d’une guerre en Algérie, vécue de part et d’autre.
  • Ces sont aussi des trucs de jardinier prodigués par son voisin grincheux qui permettront à l’héroïne du Merveilleux jardin secret de Bella Brown de surmonter sa phobie des plantes et des petites bêtes et d’entretenir enfin son jardin, condition sine qua non pour conserver sa maison ! Un film proche, par son atmosphère naïve et poétique, d’Amélie Poulain.
S’accomplir dans un jardin
  • En creusant sans fin dans son lopin de terre, Le petit arpent du bon dieu, à la recherche d’un hypothétique trésor laissé par un lointain ancêtre, et au risque de voir imploser sa famille, Ty Warden réalise que sa véritable richesse est là, à ses côtés. Dans le décor du Sud américain, un drame familial et social d’Anthony Mann. A découvrir : l’acteur Michael Landon, le patriarche de La petite maison dans la prairie !
  • Dans Vivre, Akira Kurosawa met en scène Kenji Watanabe, un fonctionnaire en fin de carrière. Apprenant qu’il est atteint d’un cancer incurable, et réalisant l’inutilité de sa vie, il consacre ses derniers mois à transformer un terrain vague en parc pour les enfants. Un film profondément humaniste, grand succès public au Japon.

Pour prolonger vos découvertes au grand air, n’oubliez pas la manifestation nationale Rendez-vous au jardin, du 2 au 4 juin 2017.

 

Visuel : film Le jardin des Finzi-Contini de Vittorio De Sica - Loiretek

Escales africaines

Article publié le 03/05/2017

Même si les paysages de ce vaste continent ont très souvent offert des décors grandioses aux cinémas américain ou européen, rares sont les cinéastes africains, témoins d‘une culture infiniment riche et diverse, à parvenir jusqu’à nos écrans hexagonaux.

Prenons le temps d’une visite dans le septième art africain au fil de films offrant des regards pluriels sur un monde riche de contrastes et d’histoires individuelles fortes. Films de fiction ou documentaires invitent au voyage en terres africaines.

  • Zezé Gomboa nous livre avec son film Un héros la tragique réalité de l’Afrique contemporaine : l’histoire de Vitorio, enfant soldat recruté de force à 15 ans dans l’armée angolaise et de sa difficile réintégration dans la société d’après-guerre. Un film poignant récompensé au Festival de Sundance.
  • Dans Atlantiques, la réalisatrice Mati Diop dévoile la détermination suicidaire de Seligne, jeune sénégalais fuyant la misère de Dakar pour un hypothétique eldorado en Europe. Entre ces deux univers, la noirceur d’un océan à vaincre. Un témoignage bouleversant d’actualité.
  • Avec La vie sur terre, retournons en compagnie d’Abderrahmane Sissako dans son village d’origine en Mauritanie, en profitant de rencontres au hasard des ruelles et en s’imprégnant de l’atmosphère intemporelle de la vie africaine.
  • A Madagascar, Angano… Angano de Cesar Paes nous plonge dans la tradition orale malgache et nous raconte la genèse du pays, son histoire, ses coutumes, comme l’étonnante cérémonie rituelle du retournement des morts.
  • Connaissez-vous le n’dolo ? Un art du peuple baoulé en Côte d’Ivoire, qui combine le chant, la danse et le jeu et est uniquement pratiqué par les femmes à l’occasion de cérémonies rituelles : mariages, deuils, initiations… Elles tiennent une place prépondérante dans cette société remarquable de créativité artistique et bénéficient d’une liberté ancrée dans la tradition. Grâce au film de Célestin Yaoh-Coffi, N’dolo, jeux, chants et danses du pays Baoulé, nous assistons à l’une de ces manifestations ancestrales.
  • Aujourd’hui, troisième film du réalisateur franco-sénégalais multiprimé Alain Gomis, dresse l’étrange portrait de Satché, qui a été mystérieusement désigné pour mourir. Sa dernière journée, métaphore de son existence, se passe à déambuler dans la ville grouillante, véritable jungle urbaine, prétexte pour le cinéaste à nous plonger dans la réalité d’une grande ville africaine.

Peu diffusé, le cinéma africain est surtout visible dans des festivals.

A Angers, du 16 au 21 Mai 2017, le festival Cinéma et cultures d’Afrique met en lumière des films issus de la production africaine actuelle.

 

Visuel : Film Angano… Angano de Cesar Paes - Loiretek

Jacques Prévert, un poète passionné de cinéma

Article publié le 03/04/2017

En ce mois d’avril anniversaire de sa disparition, célébrons la mémoire de cet écrivain cinéaste aux multiples facettes en revisitant quelques-uns de ses films.

 

Poète de l’enfance, de la nature et de la liberté, Jacques Prévert se consacre très tôt à l’écriture cinématographique, au service des réalisateurs les plus talentueux du courant réaliste poétique français : Jean Grémillon, Jean Renoir, Marcel Carné. Associé à Paul Grimault, l’animation l’inspire également pour adapter, en dépit de diverses péripéties, le conte d’Andersen La bergère et le ramoneur, devenu Le roi et l’oiseau.

- Tourné en 1942 entre zone libre et zone occupée, Les visiteurs du soir, fruit de la collaboration devenue mythique entre Jacques Prévert et Marcel Carné, est un conte fantastique, inspiré des Très riches heures du Duc de Berry : deux ménestrels, Gilles et Dominique, envoyés de Satan, viennent semer le trouble dans un château qui prépare une noce. L’amour sera-t-il plus fort que le diable ? Arletty, Jules Berry, Alain Cuny incarnent avec talent les figures sataniques tandis qu’Alexandre Trauner pour les décors et Vladimir Kosma à la musique sont les complices fidèles de cette œuvre emblématique du cinéma français pendant l’Occupation. Amusez-vous à retrouver les acteurs débutants crédités au générique : Jean Carmet, Jean-Pierre Mocky, Simone Signoret et Alain Resnais.

- Jacques Prévert et Marcel Carné avaient projeté de porter à l’écran l’évasion des enfants du bagne de Belle-Ile-en-mer et la répression qui s’ensuivit en 1934. Le documentaire Carnet d’un naufrage enquête sur le tournage de ce film qui n’a jamais vu le jour : péripéties, censure, manque d’argent ont eu raison de La fleur de l’âge.

- Le saviez-vous ? Jacques Prévert apparaît furtivement dans L’Atalante, unique long métrage de Jean Vigo, qui conte l’aventure sentimentale, à bord d’une péniche, d’un jeune couple partagé entre les contraintes du dur métier de marinier et ses rêves d’aventures. Pour compléter l’équipage de figures familières, Pierre Prévert son frère, Paul Grimault et Maurice Jaubert, compositeur fidèle à Marcel Carné, entourent l’inoubliable Michel Simon.

Envie de jouer ? Testez vos connaissances sur Jacques Prévert avec notre quiz.

Et si vos promenades printanières vous conduisent dans la Manche, ne manquez pas de visiter la Maison Jacques Prévert et les expositions qui y sont proposées : « Jacques Prévert, portrait d’un artiste » et « Garance, Barbara, Nelly, Jeanine…Jacques Prévert au féminin ».

 

Visuel : Jacques Prévert en 1961 dans le film Mon frère Jacques par Pierre Prévert – Wikimedia Commons, CC BY-SA 1.0

Un film, un auteur : My summer of love de Pawel Pawlikowski

Article publié le 03/03/2017

Un été anglais ensoleillé, deux adolescentes qui s’ennuient ferme dans leur petit village du Yorkshire, voilà le décor du quatrième film d’un réalisateur polonais imprégné de culture anglaise. A découvrir absolument !

 

Mona vit avec son frère, délinquant converti à un mysticisme religieux de circonstance, et traîne son ennui entre balades à mobylette et aventures sans lendemain. Au cours de ses errances, elle rencontre la séduisante Tamsin, venue passer l’été dans le manoir déserté de ses parents à l’atmosphère imprégnée du souvenir de sa sœur décédée.

Entre elles naît rapidement une fascination mutuelle, faite de complicité sensuelle, de fous rires et de confidences, tendue par une étrangeté qui ne se dévoilera qu’à la fin.

Chacune à sa manière, avec son histoire et sa personnalité naissante, va vivre un été qui va la transformer à jamais et l’aider à franchir cette étape si sensible de l’adolescence.

 

Pawel Pawlikowski livre ici une œuvre brillante sur la rencontre et l’éveil à l’autre, baignée de fraîcheur, le temps suspendu d’un été finissant sur une note inattendue plus dramatique.

Librement adapté d’un roman d’Helen Cross, ce film a reçu le BAFTA du Meilleur film de l’année en Grande Bretagne. Deux atouts supplémentaires du film :

- le rôle principal est confié à Emily Blunt, son premier rôle au cinéma après un casting de huit mois.

- le groupe de pop anglaise Goldfrapp a signé la bande originale.

 

Pour aller plus loin dans la connaissance de ce réalisateur atypique au carrefour de multiples cultures, découvrez le coup de projecteur que la Médiathèque départementale lui a consacré.

 

Visuel : My summer of love de Pawel Pawlikowski - Loiretek

My Summer of Love

De Pawel Pawlikowski

1h22min52

 

Dans les coulisses du cinéma

Article publié le 01/02/2017

A l’approche de la remise des Oscars en février, le monde du cinéma commence à frémir. Il est intéressant de l’apprécier à travers le regard de ceux qui le font, les cinéastes eux-mêmes. Une mise en abîme de leur art, de leur passion…

 

Ambiance, ambiance

Entre humour et ironie, l’univers hollywoodien, avec ses lois, ses règles et ses mœurs, est très souvent un sujet de cinéma :

  • Ainsi Panique à Hollywood dresse le portrait d’un producteur en prise avec les diktats du studio, les caprices de star et une vie privée très compliquée.
  • Le cinéaste du Caïman de Nanni Moretti, archétype du cinéma de l’Italie berlusconienne, veut retrouver sa dignité et se lance dans le projet fou d’un portrait au vitriol de Silvio Berlusconi lui-même.
Héros de cinéma

Les cinéastes se penchent aussi sur les grandes figures du 7ème art au travers des biopics :

  • Dalton Trumbo de Jay Roach ou Hollywood liste rouge de Karl Francis réhabilitent les talents condamnés par la censure à l’époque de la guerre froide.
Genèse d’une œuvre
  • Dans Le dernier métro ou La Vénus à la fourrure, le spectateur assiste en temps réel au travail de création du metteur en scène, à ses difficultés relationnelles, matérielles, personnelles, qu’il doit vaincre à tout prix pour faire naître son œuvre. François Truffaut ou Roman Polanski, deux auteurs passés maîtres dans la mise en abîme de leur art…
Le public, enfin

Suite logique de toute création, sa présentation publique.

  • C’est l’objectif que s’est fixé Jeanne Millet, héroïne de  Chez nous c’est trois ! où elle parcourt la province pour défendre son film mais aussi faire de belles rencontres.
  • Les coquillettes, quant à elles, n’ont qu’une ambition, mise à part la présentation du film de l’une d’elles : pénétrer dans le monde mythique du cinéma au festival de Locarno, en Suisse et vivre des aventures amoureuses d’un soir. Une mini-satire truculente du microcosme festivalier.

 

Visuel : Le panneau Hollywood de Thomas Wolf - Wikimedia commons, CC BY-SA 3.0 de

Des fous rires pour bien démarrer l’année

Article publié le 02/01/2017

Pour commencer cette nouvelle année dans la bonne humeur et la « positive attitude », quoi de mieux qu’une promesse d’éclats de rire, tenue par des cinéastes qui se sont risqués à l’art, ô combien difficile, de la comédie ?

Retour sur quelques fleurons de la comédie, à découvrir ou redécouvrir dans l’infinie variété de ses figures.

La comédie sociale

La colocation intergénérationnelle peut se révéler difficile : la démonstration est à suivre dans Adopte un veuf de François Desagnat tandis que Julie, en prise avec le monde du travail, ne sait plus Sur quel pied danser.

La comédie féminine

Sous les jupes des filles ou Les coquillettes : deux films qui font la part belle aux femmes d’aujourd’hui.

La comédie romantique

De la comédie burlesque La clinique de l’amour, pastiche des soaps opéras américains, à l’aventure romantique d’Amélie au Japon dans Tokyo fiancée, laissez le charme opérer.

Le feel good movie

Entre rire et larmes, les héros de Rosalie Blum ou Le rôle de ma vie, essaient de trouver leur place dans la vie malgré des relations familiales compliquées. Après bien des péripéties, chacun en sortira transformé.

D’autres films à rire ou à pleurer (de rire…) ?

La sélection de la Médiathèque départementale du Loiret consacrée à la comédie burlesque vous comblera !

C’est aussi ce que propose le Festival du film de comédie de l’Alpe d’Huez qui, chaque année en janvier (20ème édition du 17 au 22 janvier), nous met sur la piste des meilleures comédies de l’année à venir.

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https://www.festival-alpedhuez.com/

 

Visuel : Sur quel pied danser de Paul Calori – Loiretek

La famille, pour le meilleur ou pour le pire ?

Article publié le 01/12/2016

Microcosme aux contours incertains, aux relations conflictuelles ou complices, la famille reste un thème de prédilection cher aux cinéastes. Petit tour d’horizon de ces chroniques familiales, entre drames et comédies.

 

Dur, dur d’être parent
  • La vie est chamboulée lorsque l’enfant paraît : vivez ce bouleversement avec Roger et Doris, les héros du court métrage animé Tombé du ciel.
  • Qu’est ce que j’ai fait pour mériter ça ? C’est la lancinante question que se pose Gloria, chargée d’une famille hétéroclite dans le film de Pedro Almodovar.
  • Comment renouer avec son histoire quand on a été adoptée ? Comment accepter la vérité sur ses origines ? Tels sont les sujets du film de Mike Leigh, Secrets et mensonges, Palme d’or à Cannes.
Quand les pères s’en mêlent
  • Comment faire comprendre à un enfant ce qu’est la vie d’un père de famille ? En échangeant leur corps bien sûr, comme dans le film  Dans la peau de mon père.
  • Partagez la joie (et la surprise !) d’être un papa poule comblé avec Manu Payet dans Tout pour être heureux.
  • Etre un père à la hauteur n’est pas une tâche facile quand on souffre de troubles bipolaires comme le héros de Daddy Cool, une comédie pleine de fantaisie et d’amour.
Tumultes en famille
  • Quand Marion invite sa famille à New York pour fêter sa première exposition d’artiste photographe, elle ne s’attendait pas à ce choc des cultures ! 2 days in New York, un feel good movie pétillant de Julie Delpy.
  • Après une rupture amoureuse et une carrière au point mort,  Imogène va-t-elle trouver le réconfort et l’énergie pour se reconstruire, en retournant vivre dans sa famille ? Une comédie américaine légère.
  • Deux sœurs fâchées font le vœu de réconcilier leurs parents en organisant Un Noël tous ensemble, dans la maison de leur enfance. Réussiront-elles à se rapprocher pour balayer les obstacles à leur entreprise ?

Souvent associées à la famille, les fêtes de Noël approchent : moments de retrouvailles pleines de surprises, heureuses souvent, redoutées parfois. Alors, bonnes fêtes de fin d’année à tous…en famille comme il se doit !

 

Visuel : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat - Loiretek

Les écrivains : figures charismatiques ou anti-héros de cinéma ?

Article publié le 03/11/2016

A l’automne, le monde littéraire frémit d’une agitation fiévreuse qui annonce la saison des prix littéraires. Par le potentiel romanesque qu’il incarne et le secret qui entoure le processus de création, l’écrivain est aussi un formidable sujet de cinéma.

 

Petit tour d’horizon de ces héros de la littérature devenus, le temps d’un film, héros de cinéma.

 

Ecrivains en devenir
  • Claude, élève doué, décrit dans ses rédactions la vie de ses voisins et capte l’attention de son professeur de littérature, homme désabusé par son métier. Celui-ci devient le maître d’un jeu littéraire trouble et pervers. Dans la maison est un suspense hitchcockien qui brouille les frontières entre réalité et fiction.
  • Dans le road movie initiatique Sur la route, nous assistons à la naissance de l’œuvre culte de la Beat Generation écrite par Jack Kerouac, alias Sal Paradise dans le film, avec ses héros assoiffés de liberté, de musique et d’expériences extrêmes.
  • La genèse d’une œuvre passe parfois par des chemins insoupçonnés : ainsi le héros de Coups de feu sur Broadway de Woody Allen, un auteur de théâtre, doit s’acoquiner avec la pègre pour connaître enfin le succès.

 

L’angoisse de la page blanche
  • Un écrivain en mal d’inspiration s’incruste dans la vie d’une célèbre présentatrice de JT pour écrire sa biographie non autorisée. Les yeux de sa mère réunit tous les ingrédients du mélodrame hollywoodien : amour impossible, mensonge, secret et trahison.
  • La fleur de mon secret de Pedro Almodovar révèle un auteur, Amanda Gris, reine du roman à l’eau de rose qui, déprimée, n’écrit plus que des romans de plus en plus noirs au grand dam de son éditeur ! Derrière le drame, la dérision d’Almodovar n’est jamais très loin…

 

Des écrivains en prise avec le monde réel
  • Enivrée par un succès fulgurant mais éphémère, Angel, auteur de romans populaires, veut vivre dans le monde rose bonbon de ses héroïnes. La chute n’en sera que plus cruelle… Un personnage inspiré d’une écrivaine réelle, Marie Corelli, romancière préférée de la reine Victoria.
  • Nim est une jeune lectrice passionnée par les aventures de son héros favori, Alex Rover. Isolée sur une île déserte où elle vit avec son père scientifique, elle appelle à son secours l’invincible aventurier via Internet. Le véritable auteur, Alexandra Rover, agoraphobe et hypocondriaque, n’a d’autre choix que de plonger dans la nature sauvage pour se rendre sur L’île de Nim

 

Visuel : La fleur de mon secret de Pedro Almodovar - http://www.avoir-alire.com/

Sciences : une envie de découvertes en images…

Article publié le 03/10/2016

Activez votre curiosité et vos neurones pour profiter pleinement de La Fête de la science qui se déroule du 8 au 16 octobre 2016 pour sa 25ème édition.

Pour mieux appréhender les défis du monde à venir, suivez chercheurs et savants en quête perpétuelle de nouvelles connaissances.

Voyagez dans le cosmos

en partageant le quotidien des chercheurs de l’Observatoire astronomique Gemini dans le film De la matière grise à la poussière d’étoiles, au cœur des plus puissants télescopes du monde.

Les champs magnétiques

n’auront plus de secrets pour vous lorsque vous les aurez visualisés dans Magnetic movie sous des formes colorées et changeantes.

Pénétrez dans le monde fascinant des dinosaures

en profitant des dernières découvertes de la paléontologie révélées par Dinotasia.

Observez le comportement de La cinq cent unième loutre (la loutre 501),

objet de tous les soins des scientifiques de l’aquarium de Monterey Bay en Californie pour la réintégrer dans son milieu naturel.

Que se passe-t-il dans notre cerveau ?

Quel mécanisme neuronal est activé lors de l’exercice le plus banal qui soit : la lecture ? Vous le découvrirez dans Les chemins de la lecture, en compagnie de Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France.

Accompagnez les chercheurs en Equateur

en quête des Secrets de longévité des habitants d’une vallée ignorée du monde mais à l’abri des maladies dégénératives. Un espoir pour la santé de l’humanité toute entière…

A destination du jeune public, la Médiathèque départementale du Loiret propose aussi des sélections de découverte des sciences :

accompagnées de quiz.

 

Visuel : Magnetic movie de Ruth Jarman - Loiretek

Rentrée des classes : portraits de profs sur grand écran

Article publié le 01/09/2016

Entre caricature et figure de héros positif, le cinéma s’empare de ceux qui, exerçant « le plus beau métier du monde », modèlent la construction des personnalités. Dans l’exercice du portrait, voici les travaux de quelques cinéastes.

 

L’ennemi de la classe

Le premier film du réalisateur slovène Rok Bicek nous transporte dans le huis-clos d’une salle de classe où s’exerce l’autorité implacable d’un professeur remplaçant. Les relations entre maître et élèves sont ici traitées avec réalisme, suscitant la réflexion et le débat.

 

La vague

Pour aborder la question du totalitarisme, un professeur propose à ses élèves une expérience pédagogique lourde de conséquences. Une démonstration efficace et dérangeante…

 

Expérimenter

Découvrir l’expérience menée dans les années 60 à l’université de Yale par le psychologue Stanley Milgram et ses étudiants sur le processus de soumission laisse le spectateur fasciné et déconcerté.

 

Fracture

Dans un collège de Seine-Saint-Denis, Lakhdar, enfant doué pour le dessin, apprend qu’il restera handicapé de la main droite après un accident. Son rêve est brisé, mais c’est sans compter sur le soutien de son professeur de français pétri d’humanité. Un film rageur, adapté du livre de Thierry Jonquet écrit en 2005 et qui prend une résonance toute particulière aujourd’hui.

 

Dans la maison

Quand un professeur fatigué, intrigué par les écrits d’un élève doué s’immisçant dans la vie de ses voisins, retrouve de l’attrait à son métier, qui, du maître ou de l’élève, prendra l’ascendant sur l’autre ? Un suspense brillant à découvrir.

 

Le tableau noir

Dans le Kurdistan iranien, les bombardements ont détruit les villages. Des instituteurs, leur tableau noir sur le dos, parcourent la montagne à la recherche de leurs élèves en fuite dans l’Irak voisin. Une fable âpre et poétique.

Pour les nostalgiques, replongez dans l’univers d’autrefois avec ces Souvenirs d’école rassemblés par la Médiathèque départementale du Loiret.

 

Visuel : Film Le tableau noir -Loiretek

 

Sportifs en images

Article publié le 01/08/2016

Entre deux compétitions de cet été 2016 riche en manifestations sportives, travelling arrière sur quelques films représentatifs de l’infinie variété des intrigues nouées autour du sport.

Parce que l’’évènement sportif donne à voir un spectacle à part entière avec des scénarios tendus vers l’épreuve finale, des héros en prise avec des adversaires puissants, des stades grandioses, il contient tous les éléments essentiels propres à inspirer des cinéastes de tous horizons.

- C’est sur un ring de boxe que le héros de Sang et or espère donner de nouvelles perspectives à sa vie misérable, entouré par des managers sans scrupules. Un film à l’atmosphère sombre mais poignant, fondateur de tous les films de boxe.


- Remake du film culte de Katryn Bigelow, Point break entraîne le spectateur dans des cascades vertigineuses à la poursuite de braqueurs internationaux, sportifs de l’extrême.


- Le sport, valeur rédemptrice pour le jeune délinquant du film québécois The run, réussira-t-il à l’éloigner de son environnement toxique ?


- Patricia Mazuy, réalisatrice de Sport de filles, vous accompagne dans le monde impitoyable de l’équitation de niveau international avec Gracieuse, cavalière ambitieuse, déterminée à franchir tous les obstacles.


- Parvenue au seuil de la compétition ultime, Julie, championne cycliste, héroïne de La petite reine, a tout sacrifié à son sport favori. Comment rester au sommet sans risquer sa santé ou sortir de cet univers d’abus et de mensonges sans perdre l’estime de son entourage ? Un film inspiré d’une histoire vraie.


- Si la valeur n’attend pas le nombre des années, selon le proverbe célèbre, admirez l’énergie de ces volleyeuses norvégiennes en compétition avec leurs homologues masculins dans le documentaire Les optimistes. Leur âge ?  Entre 66 et 98 ans ! Une magnifique leçon tonique.

A présent, à vos baskets ! Bon été sportif à tous !

Visuel : Film La petite reine, Loiretek

Plongez dans l'ambiance vacances... en quelques films

Article publié le 01/07/2016

Bientôt les vacances ! Préparez en images la pause estivale tant attendue... Emotions, fous rires ou frissons garantis !
  • Les souvenirs des premières vacances sont souvent les plus marquants, en particulier pour ceux vécus dans les incontournables colonies de vacances : avec Nos jours heureux, jailliront de votre mémoire les meilleurs tours joués à vos gentils animateurs.
  • Peut-être rencontrerez-vous sur le chemin des vacances des personnages aussi drôles et poétiques que ceux de Pascal Rabaté dans son film Ni à vendre, ni à louer, dignes héritiers de Monsieur Hulot et de Jacques Tati.
  • Destination la Crète pour Les boloss ou les aventures de quatre jeunes anglais. Leur programme : sea, sex and sun. Une comédie potache rafraîchissante !
  • Amateurs de vacances paisibles, laissez-vous surprendre par Touristes de Ben Wheatley, dans un road-movie effrayant parmi les calmes paysages du nord de l’Angleterre.
  • Le charme des vacances en famille est sans égal pour vous ? Vous serez séduits par Emma d’Alain Tasma ou la chronique des relations d’une famille recomposée, le temps d’un été qui va tout changer.
  • Un orage et voilà la route des vacances interrompue, et le cauchemar commence ! C’est ce qui arrive à Maria et sa famille, réfugiées près de la frontière espagnole dans Orage de Fabrice Camoin, une intrigue policière haletante inspirée d’un roman de Marguerite Duras.
  • Et si vous partez dans les contrées lointaines d’Australie, sélectionnez avec soin vos escales et vos compagnons de route ou gare au réveil brutal dans l’outback ! Wake in fright, un film explosif !

D’autres destinations vous attendent avec les Carnets de voyages et écrivains voyageurs, rassemblés par la Médiathèque départementale.

Visuel : Quel pied ! © FUMIGRAPHIK-Photographist - Flickr.com, CC BY-NC-ND 2.0

Passion de la musique au cinéma

Article publié le 01/06/2016

Si elle a toujours été une compagne indissociable du 7ème art depuis son origine, la musique s’incarne aussi au cinéma dans des personnages épris de leur art. Quel regard portent les cinéastes sur ces héros et héroïnes dont les émotions passent davantage par le langage musical que verbal ?

 

Voici un florilège de portraits de ces êtres pleinement investis dans leur passion.

  • Half moon de Bahman Ghobadi

Ou quand la musique est plus forte que l’Histoire : Mamo, vieux musicien kurde exilé en Iran, obtient enfin l’autorisation de rejoindre le Kurdistan irakien, après avoir rassemblé ses douze fils, tous musiciens, éparpillés dans tout le pays.

  • Marguerite de Xavier Giannoli

Habitée par sa passion de la musique et de l’art lyrique, Marguerite, richissime héritière des années 20, consacre sa fortune et son temps à la pratique du chant sans se soucier des qu’en-dira-t-on… jusqu’à son projet fou de se produire à l’Opéra.

  • Brooklyn de Pascal Tessaud

C’est la passion du rap qui conduit Coralie de sa Suisse natale à la scène parisienne où elle se révèle une slameuse de talent. Une image de la banlieue généreuse, loin des clichés habituels.

  • Rock’n’love de David MacKenzie

Ou l’histoire d’une improbable rencontre amoureuse entre deux musiciens de la scène rock au sein du plus grand festival d’Ecosse, « T in the Park ». Ambiance pop garantie !

  • Vous aimez la musique country ?

Ne manquez pas The last show de Robert Altman qui plante sa caméra dans une ville de l’Amérique profonde. Là a lieu le dernier spectacle radiophonique de musique soul et country. Dans les coulisses règnent nostalgie et mélancolie de la fin d’une époque mais… the show must go on!

De la musique encore et toujours avec la sélection musicale de la Médiathèque départementale Musique s’il vous plaît ! et des quiz pour petits et grands.

 

Complétez vos découvertes avec un florilège de livres de la Loiretek inspirés par la musique, à découvrir dans l’article Tout pour la musique.

 ( Visuel : Film Brooklyn , Loiretek )

Connaissez-vous le cinéma sud-coréen ?

Article publié le 02/05/2016

2016, année de la Corée en France : après sa littérature, honorée à Livre Paris en mars, découvrez le cinéma de ce pays, le plus grand des dragons asiatiques, qui a su trouver sa place dans le paysage cinématographique mondial en à peine deux décennies.

 

Après les heures sombres de la longue période de censure des années 60, le cinéma coréen est depuis les années 2000 en pleine effervescence : une génération de cinéastes, cultivée et cinéphile, s’est appropriée tous les codes du cinéma hollywoodien pour mieux les tordre, et les adapter à la manière coréenne.

 

Tueurs en série

En 2004, avec Old boy, portrait d’un serial killer, Park Chan-wook, figure majeure du cinéma coréen, reçoit le Grand Prix du Jury à Cannes, présidé par Quentin Tarantino, et fait découvrir le cinéma coréen au monde entier.

 

Amour et amitié

La même année, Kim Ki-duk réalise Samaria, histoire d’une amitié sans faille confrontée au mal, et remporte l’Ours d’argent à Berlin. Son film suivant, Locataires, un drame sentimental, obtient le Lion d’argent à Venise.

 

Gangsters

L’univers de la mafia, la corruption de la police, le crime sont les thèmes majeurs du cinéma coréen : New world de Park Hoon-jung et A company man de Lim Sang-yoon décrivent une société rongée par le vice et la violence.

 

L’autre Corée

La crainte d’un conflit entre les deux Corées, sujet de Windfighters de Kim Dong-won, ou d’une pandémie apportée par des immigrés clandestins dans The flu de Kim Sung-su signalent les angoisses de la Corée contemporaine.

 

Enfance

Les souvenirs d’enfance, souvent douloureux, le déracinement, lié à l’histoire mouvementée du pays, sont la trame de films réalisés par des cinéastes expatriés, comme Treeless mountain de Kim So-yong ou Couleur de peau : miel de Jung.

 

Pour les curieux de culture coréenne, prolongez votre découverte en consultant l’article de la Loiretek Au pays du matin calme, la littérature coréenne ainsi que la sélection de livres de la Médiathèque départementale.

 

Visuel : Samaria de Kim Ki-duk - Loiretek

Pablo Trapero, le Scorsese argentin

Article publié le 01/04/2016

Alors que sort sur les écrans français son dernier film El clan, succès colossal en Argentine, découvrez les premiers films de Pablo Trapero, l’un des précurseurs de la nouvelle vague argentine.

 

Dans une Argentine meurtrie par des années de dictature et de crise économique à l’aube des années 2000, une génération de cinéastes a émergé, en phase avec l’histoire de ce pays, le plus européen d’Amérique du sud.

 

Pablo Trapero, né en Argentine en 1971, étudie le cinéma à l’université et réalise quelques courts métrages. Rapidement il connaît le succès dans les festivals internationaux : Mundo grúa, son premier long métrage est primé à Venise en 1999, puis El Bonaerense (2002), Leonera (2008), Carancho (2010) et Elefante blanco (2012) figurent dans les sélections cannoises.

 

A mi-chemin entre le documentaire et le polar social, les films de Pablo Trapero s’attachent à livrer une réflexion politique sans concession sur l’Argentine contemporaine. En interpellant le public sur les dysfonctionnements de la société, ses films ont parfois permis, grâce à la mobilisation des citoyens spectateurs, d’infléchir la politique gouvernementale.

 

  • Ainsi dans El Bonaerense, Pablo Trapero décrit le quotidien d’un policier corrompu dans un quartier de Buenos Aires. Son film est montré dans les écoles de police pour mettre en garde les agents contre la corruption prégnante en Argentine.
  • C’est en suivant les pérégrinations nocturnes d’un Carancho, un avocat véreux en quête de victimes d’accidents de la route, véritable fléau en Argentine, que l’on comprend pourquoi la présidente de ce pays a légiféré pour réglementer l’indemnisation des victimes.
  • Entre suspense et émotion, Elefante blanco met en scène deux prêtres qui se dévouent auprès des habitants du bidonville de la Vierge à Buenos Aires pour la reconstruction d’un hôpital, dans une lutte impitoyable avec les cartels, la police et les autorités. A la suite de ce film, une réglementation nouvelle sur le travail dans les bidonvilles a vu le jour.

 

Pour élargir votre connaissance du cinéma argentin, consultez le coup de projecteur que la Médiathèque départementale du Loiret a consacré à Daniel Burman, cinéaste plus intimiste, contemporain de Pablo Trapero.

 

Visuel : Film Elefante blanco - Loiretek

Un film, un réalisateur : Les poings contre les murs de David Mackenzie

Article publié le 01/03/2016

Un film carcéral doublé d’un mélodrame familial.

 

Un jeune criminel, Eric Love, arrive dans une prison britannique pour adultes, tendu comme un fauve. Très vite, il est remarqué pour ses provocations violentes, en particulier par un éducateur qui pense pouvoir l’aider à maîtriser ses pulsions. Dans cette prison sinistre, Eric retrouve son père Neville qu’il n’a jamais connu, condamné à perpétuité. Entre eux, des relations difficiles s’installent, le père veillant maladroitement sur son fils qui le rejette.

 

Avec les codes du genre : les rivalités internes des caïds, les trahisons, les matons, la survie des détenus en milieu hostile, David Mackenzie réussit un film carcéral implacable, doublé d’une tragédie familiale inédite. La tension insupportable des rapports humains, palpable à chaque plan, rend ce film éprouvant mais captivant.

 

Le jeune acteur Jack O’Connell, valeur montante du cinéma britannique (This is England, Invincible, 300), déploie tout son talent à exprimer une rage incontrôlable tout en laissant transparaître une émotion bouleversante.

 

Le scénario, basé sur l’expérience d’un éducateur psychologue bénévole, Jonathan Asser, auprès de criminels parmi les plus violents de Grande-Bretagne, confère une grande authenticité au film. « Dans ce scénario, commente David Mackenzie, il y avait l’opportunité de montrer la douceur sous la dureté et de trouver de la compassion au beau milieu de l’agressivité et de la tension ».

 

Un film à découvrir absolument !

 

Pour aller plus loin dans l’univers de ce réalisateur britannique attentif au passage de l’adolescence à l’âge adulte, consultez le Coup de projecteur sur… David Mackenzie proposé par la Médiathèque départementale du Loiret.

 

Visuel : Les poings contre les murs de David Mackenzie - Loiretek

Les poings contre les mursStarred Up

De David MacKenzie

1h41min22

Quand le cinéma s’invite en cuisine…

Article publié le 01/03/2016

La cuisine, lieu de créativité des grands chefs ou foyer de la vie privée, est un théâtre où se jouent des tranches de vies humaines au carrefour de la comédie, du drame ou du polar.

 

Voici, au menu, quelques films pour réveiller des plaisirs gourmands qui ne vous laisseront pas sur votre faim !

 

  • Pour les palais curieux : Journal d’un frigo ou comment un appareil ménager des plus banals devient le témoin tendre et amusé de la vie d’une famille pendant plus de quarante ans.
  • Pour vous faire saliver,  Escrocs mais pas trop : grâce aux cookies réalisés par sa femme, Ray Winkler, dit "Le cerveau", va-t-il réaliser le casse du siècle ?
  • Découvrez la puissance de l’art culinaire dans Amore, où Tilda Swinton, femme blasée d’un riche industriel milanais, redécouvre les saveurs de la vie par sa rencontre avec un cuisinier de grand talent.
  • Avec sa distribution aux petits oignons, la saison 1 de la série Chefs vous fera pénétrer dans les coulisses d’un restaurant gastronomique, lieu de réinsertion d’un jeune délinquant, grâce au chef charismatique incarné par Clovis Cornillac.
  • Pour les amoureux de la campagne anglaise, The trip vous promènera de table en table, en compagnie de deux critiques gastronomiques en herbe à l’humour british revigorant.
  • Aux amateurs de plaisirs sucrés, Love’s kitchen révèlera comment l’art culinaire, où se glissent souvent les ingrédients de la séduction, guérit des chagrins les plus profonds.

 

Pour découvrir d’autres saveurs sur pellicule, demandez la carte gourmande de la Médiathèque départementale :

 

Bon appétit les gourmands !

Vins et fromages : à la découverte des terroirs

Bibliothèque gourmande

 

Visuel : Film The trip, Loiretek

BD et cinéma, un duo gagnant

Article publié le 01/02/2016

4 janvier 2016

 

Bandes dessinées et cinéma entretiennent d’anciennes et riches relations, comme en témoignent les nombreux succès de cinéma directement inspirés d’une BD franco-belge, d’un manga japonais, ou d’un comic américain.
 

Cet "art mineur" d’une éclatante santé créatrice inspire des réalisations diverses, de la simple incarnation de personnages à la captation de l’essence d’une œuvre d’auteur. A l’approche du 43ème Festival de la bande dessinée d’Angoulême, revisitez quelques figures de la BD internationale à travers le prisme du grand écran.

 

  • Avec Les Chevaliers du Zodiaque, jeunes guerriers protecteurs d’Athéna, plongez dans la grande bataille contre l’armée légendaire du Grand Pope… Un brin de nostalgie pour la génération du Club Dorothée…
  • Stan Lee, auteur prolifique du comic book Marvel, a créé en 1964 la série Iron Man, héros d’acier interprété avec brio par Robert Downey Jr.
  • Saviez-vous que Judge Dredd, l’officier mutant de Mega City One, incarné par Sylvester Stallone, est à l’origine un comic créé par John Wagner et Carlos Ezquerra ?
  • Retrouvez Largo Winch, le James Bond à la française, inventé par Van Hamme et Frank, aux prises avec les requins de la finance internationale.
  • Marjane Satrapi, d’origine iranienne, adapte elle-même sa bande dessinée Poulet aux prunes, qui conte entre rire et émotion l’histoire de Nasser Ali Khan, musicien dans l’Iran des années 50 qui a perdu le goût de vivre depuis que son violon s’est brisé.
  • Adapté de son roman graphique Couleur de peau : miel, le récit autobiographique de l’artiste Jung mêle habilement images d’archives familiales et souvenirs reconstitués par le dessin. Il évoque ainsi son parcours, depuis l’orphelinat de sa Corée natale jusqu’à sa famille d’adoption en Belgique. Une quête identitaire d’une émouvante singularité.

 

On ne compte plus les héros de la bande dessinée passés de l’album à l’écran : Boule et Bill, Tintin, Astérix pour la BD francophone, et du côté des comics made in USA le filon semble inépuisable : Superman, Spider-man, X-men et autres super-héros connaissent un engouement planétaire. Le 7ème art insuffle une nouvelle vie aux héros de papier avec des répercussions économiques bénéfiques sur les ventes d’albums. Parfois même, le succès sur les écrans impulse la création de nouveaux épisodes. Le secret de cette attirance réciproque du 7ème art pour le 9ème ? La notoriété des personnages et la qualité des histoires garantissent le succès des films adaptés d’une BD, sans oublier le potentiel de suites qu’un titre peut engendrer.

 

Poursuivez votre découverte de la bande dessinée adaptée au cinéma avec nos sélections Enki Bilal, artiste de bandes dessinées et réalisateur, et Les comics : histoire des héros et super-héros d’hier et d’aujourd’hui.

 

Visuel : Poulet aux prunes de Marjane Satrapi - Loiretek

Pinocchio, ou l’insouciance de l’enfance : un conte intemporel à redécouvrir

Article publié le 04/01/2016

1er décembre 2015

 

Une nouvelle adaptation au plus près du conte de Carlo Collodi et de ses origines italiennes.

 

Enzo d’Alo, talentueux réalisateur de La mouette et le chat, allié à l’artiste de renom Lorenzo Mattotti, livre un film d’animation haut en couleurs, au rythme vif, qui séduira petits et grands. Vous étiez fan du classique Disney de 1940, voici trois bonnes raisons d’apprécier cette nouvelle version :

 

  • L’histoire : ou comment un morceau de bois magique se transforme en pantin vivant, espiègle et menteur, échappant à son créateur Gepetto, pour vivre de périlleuses aventures qui vont l’aider à grandir. De ce conte initiatique écrit par Carlo Collodi en 1881, devenu l’œuvre la plus populaire en Italie après La Divine comédie de Dante, Enzo d’Alo a tiré une adaptation fidèle à l’histoire originelle en soulignant la relation père fils entre Gepetto et Pinocchio.

 

  • Les personnages : issus de la commedia dell’arte, Polichinelle et Arlequin, ainsi que d’autres figures mythologiques extravagantes, le Grillon Parlant, le géant Mangefeu, la Fée Bleue, tous, diaboliques ou bienveillants, accompagnent Pinocchio sur le chemin de la sagesse.

 

  • L’image : Enzo d’Alo a choisi son compatriote Lorenzo Mattotti, peintre, graphiste et bédéiste de renom, pour nous offrir des décors chatoyants, tout en harmonies fauves à l’image des paysages de Toscane, ou psychédéliques pour donner vie à l’univers fantastique du conte de Collodi.

 

Le message universel du film, son inventivité visuelle, son rythme endiablé en font une version incontournable à voir absolument !

 

Pour tout savoir sur cette figure de notre patrimoine culturel européen, découvrez la sélection de documents Histoires de Pinocchio que vous propose la Médiathèque départementale, accompagnée d’un quiz.

 

Visuel : Loiretek

Pinocchio

De Enzo D'Alo

1h20min51

2015, année climatique en France et en images

Article publié le 01/12/2015

Lundi 2 novembre 2015

 

Réduire l’impact des activités humaines sur le climat, s’engager à l’unanimité des Etats participants vers une transition économique et politique éco-responsable, tels sont les objectifs ambitieux de la Conférence sur le climat (COP21) organisée en France en décembre prochain.

 

Pour aborder cette nouvelle conférence internationale avec des connaissances expertes, et peut-être trouver, chacun à son niveau, des solutions concrètes à la sauvegarde de notre environnement, voici quelques films de découverte et de sensibilisation à ces questions fondamentales pour l’avenir de la planète.

 

  • L’odyssée climatique du « Southern Star » de Thierry Robert

En voyageant pendant un an à bord du voilier polaire le Southern Star, vous serez en prise direct avec les effets des changements climatiques sur les écosystèmes polaires et les populations locales.

 

  • Watermark, l’empreinte de l’eau de Jennifer Baichwal et Edward Burtynsky

L’eau, ce bien fondamental, est la ressource la plus fragile et non renouvelable de la planète. Partez aux quatre coins du monde afin d’explorer le lien entre l’homme et l’eau.

 

  • Chine, la révolution verte de Patrick Carr

Après des décennies de catastrophes naturelles, la Chine s’est engagée dans le combat écologique par la mise en place d’énergies vertes à grande échelle pour préserver l’environnement du pays et de la planète.

 

  • An ecology of hope = quelques raisons d’espérer de Fernand Dansereau

Portrait de Pierre Dansereau, alors âgé de plus de 90 ans, pionnier de l’écologie à l’échelle mondiale pour ses recherches sur les écosytèmes, et chantre "d’un nouveau modèle de solidarité biologique à l’échelle planétaire".

 

Pour devenir un éco-citoyen modèle, complétez votre information avec notre sélection Pour un développement durable au quotidien et offrez-vous un moment ludique avec nos citations et jeu.

 

Visuel : Tous ensemble pour le climat - http://www.cop21.gouv.fr/fr

C’est la Fête du cinéma d’animation !

Article publié le 02/11/2015

Jeudi 1er octobre

 

En octobre, célébrez la Fête du cinéma d’animation à travers une sélection de courts-métrages à déguster sans modération !

 

Créée autour de la Journée mondiale du film d’animation le 28 octobre,  en hommage à Emile Reynaud, le génial inventeur du film "image par image" et à la première projection publique de bandes animées au Musée Grévin le 28 octobre 1892, la Fête du cinéma d’animation a lieu en octobre de chaque année depuis 2002. En 2015, la 14ème édition consacre le mois entier à faire découvrir sous toutes ses formes et aimer cet art riche et dynamique, destiné à tous.

 

En guise d’amuse-bouches pour inaugurer la fête, voici une sélection de courts-métrages qui vous émerveilleront par leurs univers graphiques originaux, leurs scénarios inattendus ou leurs techniques inventives, un concentré de talents dans quelques minutes prodigieuses.

 

  • 5 mètres 80 de Nicolas Deveaux

Avez-vous jamais vu une équipe de girafes, nageuses de compétition, réaliser des plongeons acrobatiques dans un bassin olympique ? Un bijou de grâce et de drôlerie.

 

  • A la française d’Emmanuelle Leleu

A la cour de Versailles, des poules et des coqs aristocrates vivent un après-midi de plaisirs : danses de salon, jeu de colin-maillard, jeux d’écriture. Mais un élément incontrôlé va venir bousculer cette ambiance festive. Une histoire au graphisme séduisant et à l’humour ravageur.

 

  • Azul de Maxence Martin

Dans une île paradisiaque, un bateau et ses passagers costumés disparaissent dans une jungle pleine de mystères. Joli film de fin d’études, étrange et poétique.

 

  • Edmond était un âne de Frank Dion

Un modeste employé de bureau se voit affubler d’un bonnet d’âne par des collègues moqueurs. La suite, étonnante, est à découvrir dans ce court-métrage canadien émouvant.

 

  • Mia de Wouter Bongaerts

Mia ou les aventures d’une petite fille perdue dans une grande ville grise et frénétique, mais qui va découvrir par elle-même les bonheurs de la vie. Un conte grave et tendre.

 

  • The cow who wanted to be a hamburger de Bill Plympton

L’histoire contenue dans le titre, signée du célèbre dessinateur américain Bill Plympton, est un avertissement sur les pouvoirs de la publicité.

 

Si vous voulez revisiter le vaste univers du cinéma d’animation, la Médiathèque départementale vous propose aussi une sélection consacrée à cet art en plein essor.

 

Photo : Affiche de la Fête du cinéma d’animation,  http://www.fete-cinema-animation.fr/

Prolongez l’été… sur les planches de Deauville

Article publié le 01/10/2015

Mardi 1er septembre

 

Septembre. Avec l’été qui s’achève, s’éloigne la saison des festivals en tous genres. C’est compter sans le Festival de Deauville qui ouvre ses portes au cinéma américain du 4 au 13 septembre pour sa 41ème édition.

 

Haut lieu de la vie mondaine sur la côte normande, Deauville se devait de proposer SON festival à l’instar de Cannes. La première édition est lancée en 1975, à l’initiative de Michel d’Ornano, maire de Deauville. Les organisateurs ont pour ambition de "montrer au public français les films américains que seuls quelques privilégiés ont pu voir à New York ou Los Angeles". Depuis 1995, une compétition a lieu dans les catégories longs métrages et courts métrages. Si le festival servait surtout de base de lancement des blockbusters américains en Europe, aujourd’hui il met à l’honneur les jeunes pousses du cinéma indépendant.

 

Ainsi Deauville a révélé au monde les talents de jeunes réalisateurs, talents confirmés par la suite, à découvrir ou à redécouvrir aujourd’hui. Et voici les vainqueurs :

 

Jeff Nichols

▪           Laissez-vous emporter par l’envoûtante fable apocalyptique Take shelter de Jeff Nichols, lauréate du Grand Prix en 2011.

 

Rodrigo Garcia

▪           Admirez la performance de Glenn Glose dans Albert Nobbs, réalisé par Rodrigo Garcia (fils de Gabriel Garcia Marquez), gratifié à Deauville du Grand Prix du Jury en 2010 pour l’émouvant Mother and child.

 

Paul Haggis

▪           Percez le secret de Puzzle de Paul Haggis, titulaire de la récompense suprême en 2005 pour Crash.

 

John Cameron Mitchell

▪           Comme le jury de Deauville, séduit par son film musical Hedwig and the angry inch en 2001, appréciez le talent de John Cameron Mitchell, auteur du sensible Rabbit hole et du désinhibé Shortbus.

 

Damien Chazelle

▪           Gardez le tempo en compagnie de Damien Chazelle, doublement plébiscité par le Grand Prix et le Prix du Public en 2014 pour son duel musical Whiplash. A ne pas manquer.

 

Belles (re)découvertes deauvillaises à tous !

 

►Site du Festival de Deauville

Photo : Deauville, Wikimedia Commons (licence publique générale GNU)

Un été, un film : A touch of sin

Article publié le 01/09/2015

Lundi 3 août

 

Découvrez A touch of sin, l’œuvre du cinéaste chinois le plus remarqué de sa génération, Jia Zhang ke. Un film troublant dans une mise en scène brillante.

 

Il a reçu le Prix du scénario au Festival de Cannes 2014 présidé par Steven Spielberg.

 

Quatre personnages, quatre histoires inspirées de faits réels sanglants dans quatre régions différentes de la Chine, personnages confrontés à des situations quotidiennes d’une extrême violence, nées de la révolte ou de la désespérance.

▪   Violence économique à travers le récit de Xiao Hui, jeune travailleur migrant oppressé par les humiliations incessantes dans des emplois précaires.

▪   Violence dans les relations hommes – femmes avec Xiao Yu, hôtesse d’accueil dans un sauna, exaspérée par le harcèlement d’un client.

▪   Violence morale illustrée par le portrait de Dahaï, mineur dans la Montagne d’Or Noir, poussé à bout par la corruption qui gangrène son village.

▪   Violence banale pour Saner, tueur à gages pour qui les armes sont devenues le seul moyen d’avancer dans la société chinoise.

 

Témoin de l’évolution fulgurante de la Chine contemporaine, Jia Zhang ke nous montre l’envers du miracle économique chinois, ses conséquences humaines et sociales dans une société fragilisée.Constat amer en même temps qu’appel à la prise de conscience de la responsabilité de chacun, le film se veut une représentation implacable et dérangeante de la Chine d’aujourd’hui : la sortie du film a été reportée sine die dans les salles chinoises.

 

Le titre du film qui signifie "un zeste de péché" rend hommage au cinéaste King Hu et à son film A touch of zen (1975), typique des films de sabre, les wuxia pian.

 

Retrouvez les autres films, autres chroniques des mutations de l’Empire du Milieu de ce grand cinéaste chinois dans le coup de projecteur que la Médiathèque départementale lui a consacré.

 

Photo : A touch of sin; photo de Wu Jiang, © Ad Vitam

 

A touch of sin

De Zhang-ke Jia

2h04min24

 

 

Le western, une épopée américaine

Article publié le 03/08/2015

Mercredi 1er juillet

 

En attendant de découvrir sur grand écran la dernière création de Quentin Tarantino, Hateful eight, un western qui revisite avec un œil neuf un genre que l’on avait cru un temps épuisé, pourquoi ne pas revoir quelques films de ce genre mythique où les histoires individuelles ont construit la légende de l’Ouest américain ?
 

Dès le début du cinéma, les réalisateurs, dont la figure majeure du genre John Ford, en établissent les composantes incontournables : les personnages du cow-boy, du shérif, des hors-la-loi, des indiens, et les décors, la ville et son saloon plantés au milieu du désert, le ranch isolé dans les vastes étendues de l’Ouest américain.

 

La vengeance et les règlements de comptes qui s’ensuivent sont les ressorts traditionnels des intrigues du western : le paisible pionnier John (Mads Mikkelsen), héros de The salvation de Kristian Levring, affronte seul le chef de gang meurtrier de sa famille. Tout comme Rio (Marlon Brando) qui se lance à la poursuite de son ancien complice Dad, devenu shérif, dans La vengeance aux deux visages ou bien Quirt Evans (John Wayne) luttant contre les bandits qui menacent sa famille d’adoption dans L’ange et le mauvais garçon.

 

Vengeance toujours mais à l’italienne avec Django de Sergio Corbucci, inspirateur du film de Quentin Tarentino, qui représente avec Sergio Leone le renouveau du western en Italie. Le western a mis en scène et révélé au monde des personnages emblématiques de la conquête de l’Ouest : Billy the Kid, Doc Holliday et le shérif Pat Garret, que l’on retrouve dans le film d’Howard Hughes Le banni.

 

La série télévisée est un nouvel espace de création du western : Hell on wheels, riche en caractères trempés et affrontements farouches, a pour cadre les chantiers de construction du chemin de fer transcontinental dans la période instable de l’après-guerre de Sécession.

 

Pour compléter votre découverte de ce genre sans cesse renouvelé, puisez dans la sélection de la Médiathèque départementale le western classique et amusez-vous avec ce quiz !

 

Photo : Monument Valley de mstodt, pixabay.com, CCO Public Domain

Back soon de Solveig Anspach

Article publié le 01/07/2015

Lundi 1er juin

 

Envie de dépaysement et de fraîcheur en ce début d’été ? Laissez-vous emporter par cette comédie délirante pleine de charme en terre islandaise.

 

A Reykjavik, une mère de famille, Anna Halgrimsdottir, décide d’offrir à ses deux fils adolescents une nouvelle vie au soleil, loin du froid islandais. Poétesse à ses heures mais surtout dealeuse de marijuana, pour accomplir son rêve elle conclut un marché avec l’acheteur potentiel de « son affaire » : son téléphone portable et le carnet d’adresses qu’il contient contre une belle somme d’argent.

 

Pendant les 48 h nécessaires à l’acheteur pour réunir l’argent, Anna va vivre des aventures rocambolesques à la recherche de son téléphone… avalé par une oie (ces choses-là arrivent en Islande !) alors que chez elle s’agglutinent ses clients, individus marginaux et pittoresques venus de tous les horizons.

 

A travers les portraits de personnages loufoques plongés dans des situations cocasses, la réalisatrice franco-islandaise décrit avec tendresse et amusement les travers d’une société marginale, généreuse et spontanée, accro à l’alcool et au cannabis.

 

Tourné dans les paysages rugueux d’Islande, la réussite du film doit beaucoup à l’actrice fétiche de Solveig Anspach, Didda Jonsdottir, figure de la femme islandaise ardente et libre, au look juvénile, véritable poétesse dans son pays.

 

Découvrez vite ce « feel-good movie », fantaisie nordique décalée, ainsi que d’autres films tout aussi étonnants de Solveig Anspach à travers le coup de projecteur que la Médiathèque départementale lui a consacré.

 

Photo : Didda Jonsdottir, Back soon, © Ex Nihilo

Back SoonSkrapp út

Solveig Anspach

1h28min03

Cannes : deux présidents pour un festival

Article publié le 22/05/2015

Lundi 11 mai

 

Avec le mois de mai revient la saison des festivals, et le plus célèbre d’entre eux, le festival de Cannes, créé en 1939 à l’initiative de l’Orléanais Jean Zay, alors ministre de l’Instruction publique et des Beaux Arts.

 

La 68ème édition a lieu du 13 au 24 mai 2015. Fait sans précédent, le jury est présidé cette année par un duo talentueux, les frères Ethan et Joel Coen, des habitués de La Croisette récompensés par une Palme d’or en 1991 pour Barton Fink.

 

D’autres personnalités emblématiques du monde du cinéma les ont précédés dans cette mission mondialement convoitée, celle de révéler les plus grands talents de la compétition annuelle répartie en de nombreux prix. La Palme d’or, récompense suprême, a remplacé le Grand Prix du Jury en 1955.

 

Remontons le temps pour revoir d’un œil neuf les films des présidents des millésimes antérieurs, œuvres qui leur ont valu le respect de leurs pairs et une place reconnue dans l’industrie du 7ème art.

 

▪           Président du jury de Cannes dès 1991, Roman Polanski reçoit la récompense suprême pour Le pianiste en 2002. Il investit brillamment l’univers du théâtre dans La Vénus à la fourrure, adaptation de l’œuvre de l’écrivain autrichien Leopold Sacher-Masoch.

▪           Laissez-vous bousculer par l’univers surréaliste de Lost highway de l’énigmatique David Lynch, maître du jury en 2002 et palmé en 1999 pour Sailor et Lula.

▪           Emir Kusturica, le plus européen des présidents en 2005, est couronné à trois reprises par le jury de Cannes, dont une deuxième Palme d’or pour Underground, fresque historique de l’ex–Yougoslavie qui crée la polémique en 1995.

▪           En voisin de Cannes qui l’avait récompensé en 2001 pour l’émouvant récit La chambre du fils, l’italien Nanni Moretti préside le jury en 2012 après avoir livré le drôle et mélancolique Habemus papam.

▪           Venue de la lointaine Nouvelle-Zélande, Jane Campion marque l’histoire du Festival en étant la première femme lauréate de la Palme d’or en 1993 pour son film cultissime La leçon de piano, histoire romanesque et sensuelle inspirée de la littérature britannique. Jane Campion revient à Cannes en 2014 pour présider le festival.

▪           Enfin, les deux inséparables du jury de Cannes 2015, Ethan et Joel Coen, vous entraînent dans les plaines du Mississipi à la suite de leurs héros chantants mais en fuite de O’brother, une comédie joyeuse toute en musique.

 

Poursuivez votre voyage dans le 7ème art avec notre sélection Cent ans de cinéma et testez votre cinéphilie dans ce quiz.

 

Photo : Les frères Coen à Cannes en 2001, Rita Molnár, Wikimedia Commons

Paysages de cinéma : quand le décor a la vedette

Article publié le 11/05/2015

Mercredi 1er avril

 

Les décors naturels uniques, véritables partenaires des créateurs, donnent sens et style à l’univers de la fiction.

 

Dans les premiers temps du cinéma, les cinéastes sont à la recherche de sites ensoleillés, sources de lumière naturelle propice aux tournages en extérieur. C’est ainsi que les immenses paysages variés et lumineux de Californie voient naître la capitale mythique du cinéma mondial, Hollywood, petit village de 700 âmes en 1903. En France, c’est la Côte d’Azur qui séduit les cinéastes : n’appelle-t-on pas les studios La Victorine à Nice le « Hollywood français » ?

 

Aujourd’hui, certains décors de films, urbains ou naturels, connaissent une telle célébrité qu’ils deviennent des étapes incontournables des circuits touristiques : le quartier de Montmartre et le « Café des 2 Moulins », cadre du film Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain ou bien les volcans enneigés de Nouvelle-Zélande illustrant la Terre du Milieu, née de l’imaginaire de Tolkien, dans Le Seigneur des Anneaux.

 

Le choix des sites naturels par les réalisateurs n’est jamais le fruit du hasard : ils viennent enrichir le scénario, magnifier les rôles ou accentuer le caractère d’un personnage. Pourquoi ne pas profiter des premiers jours de printemps pour une balade cinématographique dans les régions de France, terres de cinéma chères aux réalisateurs français ou étrangers à travers ces quelques films :

 

  • Accompagnez Miossec et Michel Delpech dans leur périple en Auvergne avec L’air de rien, premier film de Gregory Magne et Stéphane Viard.
  • C’est sur une île de la Loire que se sont réfugiés un père et ses deux fils dans La belle vie de Jean Denizot.
  • Préparez-vous avec Les combattants Madeleine et Arnaud à affronter la fin du monde dans les paysages sauvages des Landes.
  • De guerre lasse vous conduira dans les quartiers cosmopolites de Marseille, à la suite d’Alex, en quête de son amour de jeunesse et aux prises avec la mafia corse.
  • Admirez les terres de l’Aubrac en hiver et partagez les questionnements de Johann sur son avenir dans un monde agricole en déliquescence dans L’hiver dernier de John Shank.
  • Vivez les derniers bonheurs de création d’un peintre inspiré par sa jeune muse sous le soleil du Midi en compagnie de Renoir.
  • Enfin prendrez-vous le temps de vous prélasser sur le sable de la Plage des Dames de Noirmoutier dans Les vacances du Petit Nicolas ?

 

Envie d’évasion vers des horizons lointains ? Revisitez les grands espaces d’Amérique et d’ailleurs avec la sélection de road movies réalisée par la Médiathèque départementale, et testez vos connaissances dans ce quiz.

 

Photo du film Les combattants,© Nord-Ouest Films et Julien Panié, http://www.hautetcourt.com

The last son, la malédiction d’Agnès Merlet

Article publié le 01/04/2015

Lundi 2 mars

 

Conte, film fantastique, drame romantique ? A vous d’apprécier cette histoire d’amour maudite en terre irlandaise.

 

James Furlong, orphelin de naissance, est le dernier descendant d’une famille où l’aîné de chaque génération hérite d’un pouvoir magique, aussi farfelu qu’inattendu. Après avoir découvert la véritable nature de son pouvoir, James quitte sa famille pour mieux la protéger et se réfugie dans la forêt. Mae, une adolescente en fuite atteinte d’un mal incurable, le rencontre et l’apprivoise. Leur amour naissant saura-t-il vaincre cette mystérieuse malédiction ?

 

Au carrefour des genres, The last son, la malédiction mêle habilement les codes du fantastique, du drame, de la romance, l’ensemble baignant dans une atmosphère surréaliste à la photographie soignée. Les jeunes acteurs, Harry Treadaway et Rachel Hurd-Wood (vue dans Le parfum) incarnent avec naturel et simplicité ce conte de fées moderne où s’affrontent l’amour et la mort à la manière des romans gothiques de la littérature anglaise.

 

A voir pour son style visuel, entre songe et réalité dans le cadre majestueux de la nature irlandaise.

 

Agnès Merlet est une réalisatrice d’origine loirétaine, auteur d’un cinéma rare et exigeant souvent inspiré de l’enfance ou de l’adolescence. La Médiathèque départementale du Loiret lui a consacré l’un de ses Coups de projecteur pour vous faire découvrir une œuvre singulière et riche.

 

Photo : Rachel Hurd-Wood et Harry Treadaway, The last son, la malédiction, © Wild Bunch Distribution

The last son, la malédictionHideaways

Agnès Merlet

1h28min57

L’amour, toujours l’amour

Article publié le 02/03/2015

Lundi 2 février

 

Amour fou, amour contrarié, amour toujours, le cinéma décline à l’infini ce thème immuable, composant essentiel de la relation humaine.

 

Mise en scène de la passion sous toutes ses formes, le film d’amour s’invite dans des genres très divers : la comédie romantique bien sûr (Quand Harry rencontre Sally), le drame (Sur la route de Madison), le film noir (Casablanca), le film historique (Royal affair), le film fantastique (Twilight), la comédie musicale classique ou bollywoodienne (Devdas).

 

Découvrez les multiples facettes du sentiment amoureux à travers un florilège de films propres à faire vibrer les cœurs !

 

  • Le quatrième long métrage de Charlie Chaplin, Les lumières de la ville, où le célèbre vagabond s’éprend d’une jolie fleuriste aveugle qui le croit riche, saura-t-il vous émouvoir comme aux premiers temps du cinéma ?
  • Partez en voyage avec Woody Allen entre l’Amérique et l’Europe, en compagnie d’une famille pleine de fantaisie à la recherche de l’amour idéal dans Tout le monde dit I love you, bel hommage à la comédie musicale classique.
  • Dans Long way home de Peter Sollet, vous découvrirez Victor, jeune New-Yorkais en proie aux premiers émois des amours adolescentes.
  • Amateur de stratégies sentimentales, suivez les conseils d’Emmanuel Mouret dans L’art d’aimer, anti-manuel de séduction ou kaléidoscope de situations amoureuses pleines de malice et de légèreté.
  • Plongez dans le grand bain de l’amour dans Rendez-vous l’été prochain de et avec le regretté Philip Seymour Hoffman, incarnant Jack, personnage introverti pris dans les joies et les tourments de la rencontre amoureuse.
  • Assistez, tristes et impatients, aux rendez-vous manqués de Camilla et Silvestro, deux jeunes vénitiens à l’âge de tous les possibles dans Dix hivers à Venise de Valerio Mieli.
  • Revivez l’amour de jeunesse d’Aurora, avec la nostalgie du paradis perdu en pleine Afrique coloniale dans Tabou de Miguel Gomes.
  • Laissez-vous happer par la mélancolie et la poésie qui imprègnent Her de Spike Jonze, fable futuriste décrivant un amour impossible entre un homme et une voix sublime mais virtuelle, fantasme de la femme idéale.

 

Et poursuivez votre découverte du cinéma romantique avec la sélection de la Médiathèque départementale du Loiret : le film d’amour.

 

Vous êtes incollable sur le sujet ? Testez vos connaissances avec ce quiz.

Photo : Affiche du film 10 hivers à Venise (Visuel Bellissima Films)

Playoff d’Eran Riklis

Article publié le 02/02/2015

Jeudi 8 janvier

 

L’histoire vraie d’une légende du basket israélien devenue entraîneur de l’équipe d’Allemagne.

Allemagne 1982. Le glorieux entraîneur de l’équipe du Maccabi Tel-Aviv, Max Stoller, revient à Francfort sa ville natale avec pour mission de conduire une équipe ouest-allemande démotivée sur le podium des championnats du monde de Los Angeles.

Au cours de son séjour, il doit affronter la presse israélienne qui l’accuse de trahison et vaincre l’hostilité du capitaine de l’équipe, fils d’un soldat de la Wehrmacht mort dans le déshonneur et l’oubli.

 

Un autre défi, intime, s’impose peu à peu à lui : remonter le fil du temps et percer ses secrets de famille.

Une jeune femme d’origine turque, elle aussi déracinée et à la recherche du père de sa fille, va l’accompagner dans sa quête et l’aider à affronter les fantômes de son enfance brisée.

 

S’inspirant d’une histoire vraie, celle du joueur de basket hongrois Ralph Klein, devenu entraîneur de l’équipe ouest-allemande en 1979, Eran Riklis fait revivre l’atmosphère grise de l’époque et raconte une chronique intime dans une Allemagne rongée par la culpabilité et confrontée à la peur de l’oubli.

 

Amira Casar et l’acteur américain Danny Huston (fils de John Huston), deux interprètes attachants, incarnent avec finesse ces nouveaux visages d’une Allemagne multiculturelle en quête de paix avec le passé, thèmes chers au réalisateur israélien Eran Riklis.

Un film étonnant, fort en émotions.

 

Pour en savoir davantage sur l’œuvre du réalisateur Eran Riklis, découvrez le coup de projecteur que la Médiathèque départementale du Loiret lui a consacré. 

 

Légende : Affiche du film Playoff (Visuel Wildbunch)

Playoff

Amira Casar

1h46min30

Un autre cinéma ?

Article publié le 07/01/2015

Jeudi 06 novembre 2014

En novembre, élargissez votre horizon, enrichissez votre regard avec le cinéma documentaire !

 

A l’occasion de la 15ème édition du Mois du Film Documentaire, le monde du cinéma et des médiathèques se mobilise pour vous accompagner dans la découverte de films documentaires réalisés par des passionnés du réel.

Ces réalisateurs intrépides aux yeux grands ouverts, dévoilent parfois des réalités proches, invisibles à notre regard, ou bien vous transportent l’instant d’un film, aux quatre coins du monde.

Laissez-vous guider… et découvrez des univers insolites sur la Loiretek :

 

  • À voir en famille :

Le plus beau pays du monde de Jacques Malaterre

Pour admirer les merveilles de la nature française et de ses habitants au fil des saisons.

 

Azalai de Thierry Bugaud

Pour suivre les Kourats, nomades du Mali et leur caravane de quarante chameaux, dans leur traversée du désert à la recherche du sel de la mine de Taoudenni.

 

  • Pour les adultes :

Quand passe le train de Jérémie Reichenbach

Partagez la vie des femmes à la frontière mexicaine rythmée par le passage des trains qui transportent chaque jour des centaines de migrants, qu’elles aident à survivre.

 

Twenty Feet from Stardom de Morgan Neville

Découvrez les choristes des plus grands groupes de musique populaire, émergeant du fonds de la scène, pour raconter leur incroyable périple musical à l’ombre des stars mondiales.

 

L’image mouvementée de Sylvain Roumette

Admirez les œuvres d’artistes contemporains du mouvement cinétique fondé sur le caractère changeant de l’œuvre, son mouvement apparent ou réel.

 

Et pour combler votre curiosité d’images documentaires, la Médiathèque départementale du Loiret a sélectionné pour vous quelques nouveautés 2014.

 

Légende photo : L’image mouvementée de Sylvain Roumette (extrait)

Perles noires

Article publié le 10/12/2014

Vendredi 02 octobre 2014

(Re) découvrez le film noir et ses personnages mythiques, détectives au passé trouble, policiers corrompus et femmes fatales, dans des ambiances nocturnes inquiétantes.
 

Issue de la littérature policière américaine, la première époque du film noir naît dans le contexte de crise économique et sociale des années 30 et de ses conséquences dramatiques : chômage de masse, exode rural, criminalité. La Seconde guerre mondiale, favorisant l’émancipation des femmes et entraînant une perte de repères dans la société d’après guerre, crée une figure archétypale du film noir, la femme fatale.

Le film noir dans sa forme originelle disparaîtra à la fin des années 50, avec la fin de la série B dans les salles et l’avènement de la télévision dans les foyers américains.

De par ses sources d’inspiration inépuisables, la société contemporaine et ses personnages en crise, le film noir reste un genre en perpétuelle renaissance.

Si vous aimez les atmosphères sombres et les intrigues complexes, l’esthétique expressionniste si particulière au film noir, revisitez House by the river de Fritz Lang, réalisé en 1950 ou bien Le rôdeur (1951) de Joseph Losey.

Amateurs de femmes fatales aussi vénéneuses que séduisantes, vous serez captivés par les ambitieux projets de Chloé incarnée par Scarlett Johannson dans Match point de Woody Allen.

L’argent, la corruption, la trahison sont les moteurs des héros de films noirs : avec The barber de Joel et Ethan Coen, ou Bullhead de Michael K. Roskam, suivez le parcours tragique d’hommes en prise avec de ténébreuses affaires.

Des personnages ordinaires plongés dans la spirale noire du crime vous intriguent : L’ami américain de Wim Wenders ou bien Ghost dog : la voie du samouraï de Jim Jarmusch sont faits pour vous.

 

Revisitez le genre et ses films cultes grâce à la sélection et au quiz de la Médiathèque départementale du Loiret :

Un cinéma de l’ombre, le film noir : la sélection

Un cinéma de l’ombre, le film noir : le quiz

 

Légende photo : The Big Combo (1955) Wikimedia Commons.

Découvrez "Hanezu, l’esprit des montagnes" de Naomi Kawase

Article publié le 10/12/2014

Un triangle amoureux dans les paysages du Japon ancestral.

Dans le village d’Azuka dominé par trois montagnes où vivaient, selon la légende, trois dieux rivaux, Takumi, jeune femme artisane s’adonne à l’art de teindre les tissus en rouge (« hanezu »). Elle partage sa vie entre deux hommes : Tetsuya, son mari éditeur à la ville proche et Kayoko son voisin, sculpteur, qui lui fait découvrir les charmes de la nature environnante. Takumi est enceinte et doit choisir entre ces deux mondes.

Dans cette ode à la nature, les puissantes montagnes qui entourent le village font écho aux états d’âme des personnages comme si l’homme n’était qu’un élément du monde parmi d’autres, monde qui impose son rythme, ses lois, ses légendes. « Dans mes films, on peut presque dire que l’homme joue des seconds rôles, je donne à la nature le rôle principal. » confie Naomi Kawase.

La réalisatrice, en convoquant par la voix off, la poésie japonaise du 8ème siècle, donne à voir la fragilité d’un monde en perpétuel changement. Elle propose des réponses aux dilemmes de ses personnages en revisitant tout à la fois la mémoire familiale et la splendeur de la nature primitive japonaise.

Un film qui saura particulièrement séduire les adeptes d’un cinéma contemplatif.

Pour en savoir plus sur l’œuvre de Naomi Kawase, vous pouvez consulter le « Coup de projecteur sur… » de la Médiathèque départementale du Loiret qui lui est consacré : Coup de projecteur sur Naomi Kawase.

Hanezu, l'esprit des montagnesHanezu no tsuki

Naomi Kawase

1h27min16